Depuis 7 ans, Rémi pratique son sport favori : l’escalade. Aujourd’hui il se forme pour devenir moniteur d’escalade

[Idwane] Qu’est-ce qui t’a donné envie d’exercer ce métier ?

[Rémi] J’ai toujours été passionné par l’escalade, ma sœur pratiquait ce sport et ça m’a donné envie d’essayer. Ce fut une révélation ! Nous avions un club près de chez nous qui nous permettait d’escalader en salle et en extérieur.

Pendant mes études j’ai aussi beaucoup pratiqué. Au collège, je me suis inscrit à l’AS escalade, donc tous les mercredis après-midi je partais m’entrainer. J’ai arrêté pendant 2 ans en arrivant au lycée puis j’ai repris les entraînements en terminale pour préparer l’entrée au DEUST APN. 

[Idwane] Qu’aimes-tu le plus dans ton métier ?

[Rémi] Ce que j’aime le plus c’est la transmission et le partage autour des valeurs de ce sport et du sport en général. Pour moi, ce sont deux valeurs essentielles. 

Je suis aussi un grand fan d’adrénaline, ce que je retrouve à travers l’escalade. C’est aussi un sport très mental, je dirai que quasiment 60% du travail se passe dans la tête. L’effort, le dépassement de soi, l’endurance caractérisent vraiment ce sport. 

Parmi les disciplines d’escalade, ce que je préfère c’est la via ferrata et les parcours aventure. Cet été, je travaillais comme Opérateur accrobranche dans un parc aventure. 

Nous devions encadrer les gens. C’est la partie que je préfère : accompagner les clients, les encadrer, et les surveiller. Il faut rester vigilant en permanence, si quelqu’un souhaite descendre, nous devons être en mesure de l’aider à descendre. Parfois nous encadrons des groupes d’une trentaine d’enfants, ce qui demande beaucoup d’attention, de surveillance et de prudence, j’adorais ça !

[Idwane] As-tu rencontré des difficultés ?

[Rémi] Oui quelques-unes. D’abord il a fallu que je me remette à niveau pour être admis en DEUST et la reprise des entraînements, après 2 ans d’arrêt, à été difficile.

Ensuite, la formation DEUST est une excellente formation mais elle très intense ! On apprend beaucoup de choses sur un laps de temps assez court. Il faut vraiment être motivé pour suivre cette formation sinon on peut vite abandonner. 

Enfin, le métier de moniteur d’escalade en lui-même est un travail fatigant car c’est très physique, et puis mine de rien, plus on prend de l’âge et plus on appréhende la hauteur !

[Idwane] Comme tu viens de le préciser, tu suis actuellement la formation DEUST APN, peux-tu nous en dire plus sur cette formation ?

[Rémi] La formation est plutôt complète, nous suivons des cours généraux, pratiques et théoriques pendant 2 ans. En première année notre promo comptait 50 personnes, en deuxième année nous ne sommes plus que 35 dont 6 filles. D’ailleurs, j’encourage les filles à intégrer cette formation, elles y ont complètement leur place !

Ce diplôme nous permet d’acquérir une trivalence. Nous apprenons deux métiers, pour ma part j’ai choisi les métiers de moniteur d’escalade et de skiman et nous apprenons les bases d’un troisième métier, j’ai opté pour le métier de professeur de tennis. 

En démarrant le DEUST APN, il est recommandé d’avoir un projet professionnel, cette formation nous aidera à faire mûrir et éclore ce projet. Elle permet d’atteindre une certaine conscience professionnelle qui nous permettra de diriger et d’encadrer un public.

[Idwane] Où as-tu passé ta première saison en tant que moniteur d’escalade ?

[Rémi] J’ai passé mes deux mois d’été comme opérateur accrobranche dans le parc de Ponte Leccia en Corse, dans la vallée de l’Asco où se trouve l’une des plus grosses via ferrata d’Europe en parcours privé. C’était incroyable !

Sur le site, il existe 5 parcours différents répertoriés selon le niveau de chacun. Il est possible de faire le premier parcours dès l’âge de 5 ans.

Sur chaque parcours, on trouve différents modules : poutres, ponts de singe, partie escalade, partie avec barreaux verticaux. Avant de commencer, un parcours test est à réaliser.

Pendant les deux mois d’été, je faisais partie de l’équipe d’encadrement. En tant qu’opérateur accrobranche, nous devions préparer 200 équipements chaque matin (baudriers, harnais etc) et organiser le parc (zone de briefing et tests) avant l’arrivée des clients. Le reste de la journée, ma mission était d’accompagner les groupes sur les différents parcours. 

[Idwane] Et dans 10 ans, où te vois-tu ?

[Rémi] Toujours dans le sport plein air sans hésitation et surtout pas dans un bureau ! [rires]

Dans un futur proche, j’aimerais continuer à faire des saisons en tant qu’animateur escalade en via ferrata et en parcours aventure.

Puis par la suite, j’aimerais passer le BPJEPS parachutisme et pouvoir encadrer des sauts en parachute.

[Idwane] Quels conseils donnerais-tu à une personne souhaitant se lancer en tant que moniteur ou monitrice d’escalade ?

[Rémi] Il faut que cette personne soit motivée et surtout passionnée. 

Elle doit aussi être patiente, pédagogue et à l’écoute car elle devra faire preuve de créativité afin de rassurer les pratiquants, les aider et les encourager à grimper de manière ludique. 

Selon moi, être moniteur d’escalade en salle peut devenir redondant, au risque de se lasser. Je conseille donc de pouvoir enseigner l’escalade en salle et en extérieur. 

Si vous aussi vous souhaitez devenir moniteur.trice d’escalade, contactez-nous

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